Comprendre les liens
entre vos décisions.
Mesurer leur qualité.

Deux fonctionnalités au cœur de Mnémosyne : le graphe causal, qui cartographie comment vos décisions s'influencent mutuellement, et le score qualité, qui mesure objectivement le soin apporté à la documentation de chaque analyse.

Vos décisions ne sont jamais isolées. Le graphe le montre.

Toute organisation prend des centaines de décisions chaque année. Certaines sont indépendantes. Mais beaucoup ont des liens : une décision en a provoqué une autre, une stratégie commerciale a contraint les arbitrages budgétaires, un choix technique a créé une opportunité ou un risque ailleurs. Le graphe causal rend ces connexions visibles, navigables et compréhensibles.

Point de départ

L'analyse « cause »

C'est l'analyse dont on part. Elle a généré, influencé ou rendu nécessaire d'autres décisions. On peut désigner plusieurs analyses comme causes d'un même effet : la réalité est rarement linéaire.

Le lien causal exprime une relation logique de dépendance ou d'influence, pas nécessairement une séquence chronologique. Les décisions liées peuvent avoir été prises le même jour, dans l'ordre inverse, ou en parallèle.

Exemple : la décision de s'implanter sur un nouveau marché européen est la cause de plusieurs autres décisions — recrutement local, adaptation du produit, choix d'un distributeur — qu'elles aient été prises avant, après, ou au même moment.

Point d'arrivée

L'analyse « cible »

C'est l'analyse qui subit, découle ou bénéficie d'une cause. Une même cause peut avoir plusieurs cibles — et chaque lien est qualifié par son type d'impact, qui peut être différent pour chaque cible.

Là encore, la relation est logique, pas temporelle : une décision peut être la cible d'une cause identifiée a posteriori, longtemps après que les deux analyses aient été créées.

Exemple : la même décision d'expansion peut générer un impact opportunité pour l'équipe commerciale et un impact coût pour la direction financière.

Visualisation interactive — Exemple : lancement d'un nouveau produit
Expansion Europe
85
Recrutement
équipe locale
72
Adaptation
produit marché
58
Budget
marketing local
34
Partenariat
distributeur
80
Révision
grille tarifaire
61
Plan de
formation
22
Impact positif
Impact négatif
Impact coût
Impact risque
Opportunité
Retard
Validée
En attente
Brouillon
Révisée

Sept façons dont une décision peut en affecter une autre.

Positif

Elle facilite ou améliore

La décision source crée des conditions favorables pour la cible : elle simplifie son exécution, renforce sa pertinence ou augmente ses chances de succès.

Négatif

Elle entrave ou contraint

La décision source crée une contrainte ou une complication pour la cible. Il est important de le documenter pour comprendre les tensions dans l'historique.

Retard

Elle décale dans le temps

La décision source pousse la mise en œuvre de la cible dans le futur — sans la remettre en cause. Utile pour expliquer des délais qui seraient autrement inexpliqués.

Coût

Elle génère une dépense

La décision source entraîne un coût financier direct ou indirect sur la cible. Permet de retracer l'origine de surcoûts lors des bilans.

Risque

Elle expose à un danger

La décision source introduit une vulnérabilité ou une probabilité d'échec supplémentaire dans la décision cible. Le risque est nommé et localisé.

Opportunité

Elle ouvre une voie nouvelle

La décision source crée une possibilité qui n'existait pas avant. La documenter permet de ne pas laisser passer des synergies entre décisions.

Neutre

Elle est liée sans effet net

Le lien causal est réel et mérite d'être documenté pour la cohérence du graphe, mais sans effet positif ou négatif identifiable à ce stade.

Comment construire un lien dans le graphe — en trois étapes.

01

Choisir les analyses « cause »

Depuis n'importe quelle analyse, vous désignez une ou plusieurs analyses qui l'ont provoquée ou influencée. La liste de toutes les analyses de l'organisation est disponible pour faciliter la sélection.

02

Désigner les analyses « cible »

Vous ajoutez ensuite une ou plusieurs analyses que cette décision affecte. Chaque cible est traitée individuellement : un même nœud peut recevoir des impacts de natures différentes depuis des causes différentes.

03

Qualifier chaque lien par son type d'impact

Pour chaque relation cause → cible, vous choisissez l'un des sept types d'impact et vous pouvez ajouter une description libre. C'est cette qualification qui donne son sens et sa richesse au graphe.

« Le graphe causal ne représente pas une chronologie — il représente une logique. Ce qui compte, ce n'est pas quand les décisions ont été prises, c'est pourquoi l'une en a rendu une autre nécessaire, possible ou contrainte. »

Ce qu'on a supposé. Ce qu'on a craint. Deux éléments qui donnent tout son sens à une décision.

Une décision ne se prend jamais dans le vide. Elle repose sur des suppositions — ce qu'on croit vrai au moment du choix — et elle s'expose à des dangers — ce qui pourrait mal tourner. Documenter ces deux dimensions, c'est offrir à quiconque relira l'analyse dans six mois ou trois ans les clés pour comprendre non seulement ce qui a été décidé, mais dans quel état d'esprit et avec quelles incertitudes la décision a été prise.

Les hypothèses

Une hypothèse est une condition que l'on suppose vraie au moment de la décision, sans pouvoir en être certain. Elle n'est pas une vérité établie — c'est un pari raisonné. Si cette condition s'avère fausse plus tard, la décision devra peut-être être révisée. Documenter ses hypothèses, c'est aussi se donner les moyens de comprendre pourquoi une bonne décision a conduit à un mauvais résultat.

Hypothèse de contexte

Sur la situation extérieure

Ce qu'on suppose être vrai dans l'environnement : le marché, la réglementation, la concurrence, les comportements des parties prenantes.

Exemples :
— « Le cadre réglementaire européen restera stable sur les 18 prochains mois. »
— « Notre principal concurrent ne lancera pas de produit concurrent d'ici Q3. »
— « Le taux de change EUR/USD restera dans une fourchette acceptable. »

Hypothèse de capacité

Sur les ressources internes

Ce qu'on suppose pouvoir mobiliser : compétences disponibles, budget alloué, temps nécessaire, adhésion des équipes.

Exemples :
— « L'équipe technique pourra absorber la charge sans recrutement supplémentaire. »
— « La direction validera le budget complémentaire en comité de pilotage. »
— « Les utilisateurs adopteront le nouvel outil sans formation longue. »

Hypothèse de valeur

Sur les effets attendus

Ce qu'on suppose que la décision va produire comme résultat : gains attendus, comportements anticipés, réactions des parties prenantes.

Exemples :
— « Le partenariat générera au moins 15% de nouveaux leads qualifiés en 6 mois. »
— « Les clients existants accueilleront favorablement le changement tarifaire. »
— « La migration vers le cloud réduira les coûts d'infrastructure de 30%. »

Hypothèse de dépendance

Sur d'autres décisions

Ce qu'on suppose que d'autres équipes, projets ou décisions vont faire ou ne pas faire. Particulièrement utile pour les liens avec le graphe causal.

Exemples :
— « Le projet de refonte du SI sera livré avant notre mise en production. »
— « L'équipe RH aura finalisé le recrutement des deux profils nécessaires. »
— « Le partenaire logistique honorera ses engagements contractuels. »

Les risques

Un risque est un événement ou une situation qui pourrait compromettre la décision ou en réduire la valeur. Ce n'est pas une certitude — c'est une possibilité identifiée et nommée. Documenter ses risques, c'est prouver qu'on a réfléchi aux scénarios défavorables avant de choisir, et donner à ceux qui reliront l'analyse les éléments pour comprendre ce qui s'est passé si le pire survient.

01

Risques liés au contexte

Événements extérieurs qui pourraient invalider la décision ou en changer les conditions.

— Un durcissement réglementaire rend la décision non conforme.
— Un concurrent sort une offre qui rend le projet moins pertinent.
— Une crise économique réduit la capacité d'investissement des clients cibles.

02

Risques liés à l'exécution

Difficultés qui peuvent surgir lors de la mise en œuvre, indépendamment du bien-fondé de la décision elle-même.

— Le planning est trop serré et les équipes ne peuvent pas tenir les délais.
— Un prestataire clé ne livre pas conformément aux engagements.
— La résistance interne au changement dépasse ce qui était anticipé.

03

Risques liés aux hypothèses

Chaque hypothèse non vérifiée est en réalité un risque potentiel. Si l'hypothèse s'avère fausse, la décision peut devenir caduque ou contre-productive.

— Le budget supposé disponible n'est finalement pas alloué.
— L'adoption utilisateur est bien plus lente que prévu.
— Le partenaire sur lequel on comptait se retire du projet.

« Dans Mnémosyne, le score qualité récompense le nombre d'hypothèses et de risques documentés — non pas leur contenu. C'est une limite assumée de tout scoring automatique. La vraie valeur n'est pas dans les points gagnés : elle est dans la discipline de réflexion que leur documentation impose au moment où la décision est encore fraîche. »

Un chiffre objectif qui dit : à quel point cette analyse est-elle solide ?

Documenter une décision, c'est bien. La documenter complètement, c'est mieux. Le score qualité — calculé automatiquement sur 100 points — évalue le soin apporté à chaque analyse selon dix critères précis. Il ne juge pas la décision elle-même, uniquement la rigueur de sa documentation.

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Cinq niveaux, du brouillon à l'excellence.

80–100
Excellent

Documentation complète. Contexte riche, risques nommés, acteurs RACI couverts, liens causaux établis. Peut servir de référence pour l'organisation.

60–79
Bon

Analyse solide, exploitable en l'état. Quelques éléments secondaires manquants — une date de révision, des commentaires de suivi — mais la substance est là.

40–59
Moyen

Les bases sont là, mais des éléments importants font défaut. L'analyse est utile aujourd'hui mais risque d'être difficile à comprendre dans 12 mois.

20–39
Faible

Documentation partielle. Le titre et peu de chose d'autre. La décision est enregistrée mais son raisonnement restera opaque pour un tiers.

0–19
Insuffisant

Analyse vide ou quasi-vide. Utile pour réserver un titre, mais à compléter avant toute décision importante.

Comment faire progresser le score d'une analyse.

✍️

Enrichir le contexte

Un contexte renseigné rapporte 10 points. Passer la barre des 100 caractères en décrivant la situation, les contraintes et les enjeux du moment ajoute 5 points supplémentaires. C'est souvent la section la plus précieuse lors d'une relecture tardive.

+15 pts max Contexte
⚠️

Nommer les risques et les hypothèses

Lister au moins deux risques identifiés rapporte 15 points. Documenter au moins trois hypothèses sous-jacentes à la décision en rapporte autant. Ces éléments sont souvent les premiers oubliés — et les plus utiles a posteriori.

+15 pts Risques  |  +15 pts Hypothèses
👥

Assigner les rôles RACI

Désigner au moins un acteur rapporte 8 points. Couvrir les quatre rôles RACI (Responsable, Approbateur, Consulté, Informé) ajoute 7 points. Cela clarifie qui a décidé, qui a validé, et qui a été simplement tenu au courant.

+15 pts max Acteurs RACI
🔗

Connecter au graphe causal

Établir au moins un lien causal — que l'analyse soit cause ou cible — rapporte 5 points. Ajouter en plus des impacts qualifiés sur les analyses cibles rapporte 5 points de plus. C'est aussi la façon de maximiser la valeur du graphe global.

+10 pts max Liens causaux + impacts
🗓️

Dater la décision et planifier sa révision

Renseigner la date à laquelle la décision a été prise vaut 5 points. Définir une date de révision en vaut autant. Cette dernière est particulièrement précieuse : elle transforme une décision statique en engagement de suivi dans le temps.

+5 pts Date décision  |  +5 pts Date révision
💬

Ajouter un commentaire de suivi

Un seul commentaire suffit à rapporter 5 points — mais surtout, il transforme l'analyse en document vivant. Les commentaires permettent de noter ce qui s'est passé après la décision : confirmation, infirmation, ajustement.

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